• Pour vous donner envie !!!

    Voici les premières pages pour vous mettre l'eau à la bouche !!!

     

    INTRODUCTION

     

     

    Je ne sais pas par quoi commencer …

    Peut-être par le début ?

     

    Je viens d’apprendre par mon psychiatre que je suis bipolaire et cela me procure un grand sentiment de joie.

     

    Pour le commun des mortels, se savoir malade n’est pas une chose réjouissante mais pour moi, si. Cela faisait des années que je cherchais les réponses à mes questions car je sentais que ça ne tournait pas rond en moi.

     

    Eh oui ! En moi vit l’autre, le Monstre. Il est présent depuis mon adolescence, je crois. Il contrôle mes pensées, mes sentiments et m’empêche d’être et de devenir ce que je souhaite.

     

    Je passe de la joie à la tristesse, de l’amour à la haine et, à 37 ans, je ne connais pas Mon vrai Florent.

     

    A travers ce journal (ou témoignage, suivant comment on a envie de l’appeler), je vais essayer de retracer ma vie afin de mieux comprendre le Monstre.

     

    Je souhaiterais, par ces écrits, apporter ma pierre à l’édifice afin que les malades, leur entourage, les médecins puissent mieux comprendre ce que j'ai pu percevoir des mécanismes de mon cerveau.

     

    Pour la plupart des gens, les bipolaires sont des fous mais vous verrez que ce n’est pas le cas. Nous sommes souvent même très intelligents et pouvons réussir notre vie malgré la maladie.

     

    Je veux écrire à l'attention de mon père qui ne comprend pas ma vie, mes souffrances et pense que la bipolarité est une fausse maladie, inventée par les psychiatres.

     

    Je ne me vois pas comme un écrivain mais comme le narrateur de ma propre vie. Qu'est-ce qu’un écrivain ? Je l’ignore et ne veux pas me donner ce titre. Je ne désire pas classer ce travail dans une case spécifique. Vous pourrez le voir comme un livre, une lettre, un récit, un journal, un témoignage, un essai… Chacun saura le considérer comme bon lui semble.

     

    Je veux écrire pour aider ceux qui me connaissent afin qu'ils discernent en moi la personne malade.

     

    Enfin, j’utilise l'écriture comme un moyen thérapeutique m’aidant à mieux me connaitre moi-même.

     

    Je laisse aller ma plume en toute simplicité, avec mes mots et mon langage, dans mon propre style.

     

    Durant toute cette phase, je tente aussi une expérience joyeuse ou peut-être douloureuse. Je ne le saurai qu’à la fin des écrits.

     

    J'aurais déjà dû commencer mon traitement mais ne le ferai qu'après cette période d’écriture car je veux laisser mon cerveau et le Monstre s’exprimer.

     

    Dans ces quelques pages, vous trouverez des moments poignants, des moments drôles, des moments tragiques car tout cela fait partie de ma vie avec ma maladie. Vous y trouverez également un grand message d’espoir.

     

    Je me refuse à revenir sur un tas de reproches et ne réglerai pas mes comptes à travers ce récit.

     

    Je veux juste aborder la partie "maladie" afin de l’expliquer, avec une manière très personnelle de m’exprimer, pour apporter ma contribution.

     

    En plus de ma maladie, j’ai mon propre caractère, ma propre personnalité. Je vais développer tout cela.

     

    Je vous souhaite une bonne lecture en vous invitant à venir vous perdre dans mon Monde, un monde où nous sommes deux, moi et le Monstre.

     

    Cette démarche a pour but de m’aider, d’en faire profiter les autres malades et leurs proches, mais aussi d'ouvrir le débat et d'échanger.

     

    Je suis aussi conscient que je ne vais pas m’enrichir mais là n’est pas la question. Les ventes de ce livre seront l'occasion d'une rencontre avec mes lecteurs, dont d'autres malades, avec lesquels je pourrai partager.

     

     

     

     

     

     

    En Savoie, le 3 avril 2014

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bonjour, je m’appelle Florent.

     

     

     

    Florent vient du latin "florens" signifiant "être en fleur". Oui, je suis en fleur, mais de quelle fleur s'agit-il ? Ceci explique peut-être pourquoi j’ai beaucoup bourgeonné à l’adolescence ! Je suis une fleur qui attire, repousse, une fleur qui vit, fane et revit ! Cette fleur est le bien, le mal et toutes les contradictions possibles. Elle est noire, rouge, orange, elle est de toutes les couleurs de l’Enfer.

     

     

     

    Je suis né le 12 octobre 1976. Ce qui se passa fut contradictoire puisque, cette année-là, on connut la sécheresse et que ma conception eut lieu sur le carrelage froid d’une cuisine.

     

     

     

    Je suis né à Bar-le-Duc, dans la Meuse, département que personne ne connait, à part les Meusiens et les passionnés de guerre. La Meuse est située dans le Nord-Est, non loin des Vosges et de l’Alsace. C'est le seul endroit au monde où il n’y a personne l’été. Quand on y va à cette période, on est seul sur la route et on a l’impression d’avoir gagné au loto. Si on vous appelle "gros", ce n’est pas une insulte mais une marque d’affection ; tout le monde s’appelle "gros" ou "grosse". Vous n'allez pas chez Florent mais chez "le" Florent. La Meuse est connue pour Verdun, la laine produite à Bar-le-Duc, les madeleines de Commercy, les dragées et pour l’excellent vin de groseilles. On peut aussi y trouver de superbes mirabelles avec lesquelles on fait de fameuses tartes et de la bonne gniole.

     

     

     

    Voilà d’où je viens, pour situer l’action, mais je ne vais pas rédiger quinze pages sur la Meuse et ses offices du tourisme pour que vous prépariez vos prochaines vacances. Tout cela est inintéressant et n’est pas, à l'origine, le sujet de ces écrits. De plus, je ne suis pas certain que vous souhaitiez partir dans la Meuse. Il faut être Meusien pour l'aimer. Je l’ai quittée… mais je l’aime ma Meuse !

     

     

     

    Je viens tout juste d'apprendre que je suis bipolaire et cela sonne pour moi comme une évidence. J’ai toujours su qu’il y avait un problème en moi. En effet, je ne tourne pas rond depuis l'adolescence. Je ne sais ni comment ni quand cela a démarré mais c'est bien la triste réalité.

     

     

     

    Toute ma vie a été dirigée par cette maladie et, à 37 ans, je ne sais pas qui je suis ? Je ne sais pas qui est Florent ? Un être dépourvu d’amour et de sentiments, un monstre ou un être doux, attentionné, affectueux et plutôt marrant ? Suis-je le bien ou le mal, suis-je les deux à la fois ? Suis-je autre chose ?

     

     

     

    En moi vit l’autre, un fils de "pute" qui dirige mes actes et mes pensées. Ce Monstre est en moi ; il contrôle ma vie, mes envies et, durant tout ce temps, je n’ai pas été acteur de ma vie mais ma vie a été un jeu d’acteur. Quelquefois, il vit, quelquefois, il dort, quelquefois, je crois qu’il est mort et quelquefois, il revit.

     

     

     

    "Etre bipolaire" ne veut pas dire "être fou". Chez nous, les connections se font mal. Notre cerveau fonctionne sur trois cylindres, comme un moteur mal réglé qui a des ratés, s’étouffe, cale. La seule différence avec un cerveau, c’est que, pour un moteur, on passe au garage et, après règlement d'une "ardoise" de trois mille cinq cents euros TTC, c'est reparti. Quant à ma tête à moi, ce n’est pas le cas. Elle ne tourne pas rond mais il n’existe pas de garagiste spécial cerveaux. Le cerveau est un organe complexe que personne ne peut vraiment réparer.

     

     

     

    "Etre bipolaire" ne veut pas dire "être fou" et, en tout cas, en ce qui me concerne, je reconnais que je suis très intelligent, calculateur et manipulateur. Par contre, je suis bien deux Florent. L'un est doux, attentionné, romantique, avec aussi beaucoup d’humour et une grande sensibilité. L’autre est un être diabolique, qu’on appellera le Monstre, méchant, violent, agressif, suicidaire, haineux et dépourvu de sentiments positifs et même d’amour. Il est en moi, hante mes nuits et voilà plus de vingt ans qu’il me dit de me "foutre" en l’air.

     

     

     

    "Etre bipolaire", c’est avoir trente six mille idées à la fois, passer du coq à l’âne et parler vite, voire très vite. Tous ces projets me rendent, à chaque fois, euphorique mais, très vite, cela tourne à l’obsession. J’en parle alors du matin au soir et, la nuit, mon cerveau continu à travailler. Je me lève avec des idées neuves, n’ayant pas dormi, mais sans ressentir de fatigue et je me sens très excité. Je suis dans cet état comme si je venais de faire l’amour pendant des heures, j’éprouve des sensations de "dingue", je suis sur un nuage, au septième ciel et n’ai pas envie de redescendre sur terre. Comme je suis heureux et fort !... Je suis le meilleur ! Toutes ces idées font de moi l’être le plus puissant et intelligent de la terre. Mais tout a une fin… Je commence alors à être obsédé, à "perdre les pédales" et ne pense qu’à cela. Je "saoule" mon entourage, mes collègues, ma compagne, ma famille et me "saoule" aussi moi-même. J’en ai mal la tête ! Le Monstre commence à se faire sentir, prend le pouvoir sur mes idées car, lui, il s’en fout de mon équilibre et de ma joie. Il veut seulement que je connaisse les horaires des trains par cœur afin de ne pas les louper. Ce n'est pas pour partir en voyage… ou plutôt si, en voyage, mais sans billet de retour. Je perds le fil, je perds mes idées et, très vite, toute cette bonne énergie se transforme en cauchemars. Je déprime et passe du septième ciel au fin fond de l’Enfer. J’ai plein de projets, l'envie d’être connu et reconnu mais le Monstre n’est pas du même avis. Il a même préparé le nœud.

     

     

     

    Ma maladie, c’est tout cela : euphories, obsessions, dépressions et idées suicidaires. Après, on recommence dans le même ordre et il n'y a pas de fin. Quoique si, malheureusement, il y en a une : la Mort. Beaucoup de bipolaires passent le cap et se tuent. Dans ces cas extrêmes, les médecins n’ont souvent rien vu en amont et, par conséquent, aucun diagnostic n’a été émis afin de pouvoir anticiper le passage à l'acte. Le pire, dans cette histoire, c'est que peu de malades en ont conscience. A une autre époque, tous ceux qui avaient un souci mental ou psychiatrique, étaient classés maniaco–dépressifs (ancienne appellation des bipolaires). Les patients étaient internés en hôpital psychiatrique. On leur donnait des antidépresseurs et autres saloperies de traitements à la con qui les rendaient encore plus "dingues".

     

     

    « En vidéo !!! L'avis d'une correctrice !!! »

  • Commentaires

    1
    Edwige
    Lundi 20 Avril 2015 à 10:17

    Merci !


    J'ai hâte de le lire !


    Edwige (la soeur de Sylvie !)

    2
    Lundi 20 Avril 2015 à 10:28

    Merci Edwige !!! :) !!! Hâte de le partager avec vous tous aussi ;) !!! Recevoir les cartons, découvrir le produit fini, quel bonheur :) !!! Un projet d'un an !!! Et comme je vais toujours à bout des choses, je suis sur un nuage :) !!! Par contre il va falloir éviter que cela m'obsède ;) !!!

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